Quand peut-on demander un chauffeur VSL

Le transport en véhicule sanitaire léger ou VSL concerne les malades et les blessés qui ont besoin d’une évacuation sanitaire. Cette prestation met à la disposition de ces derniers un véhicule qui a été désinfecté au préalable. À bord de celui-ci, les patients bénéficient d’une prise en charge chez eux, puis sont transportés en toute sécurité vers un centre de soin. Ce moyen de transport peut aussi être mobilisé pour les ramener chez eux après une hospitalisation. Les dépenses liées au VSL sont prises en charge partiellement ou totalement par la Caisse d’assurance maladie à condition de remplir toutes les conditions requises.

Que faut-il savoir sur le transport VSL ?

Le VSL ainsi que les autres moyens de transports sanitaires se développent de plus en plus dans l’Hexagone. Comme le covoiturage, il engendre une baisse conséquente des frais de déplacement des malades. Ce véhicule n’est cependant pas adapté aux personnes qui nécessitent d’être transportées rapidement aux urgences en raison de la gravité de leur état de santé. Les victimes d’accident graves et celles qui sont inconscientes doivent alors se déplacer avec une ambulance. Dans celle-ci en effet, elles peuvent s’allonger et être surveillées pendant tout le trajet à l’hôpital. En revanche, le transport VSL convient aux patients qui peuvent s’asseoir. Il peut transporter au maximum trois malades.

C’est le médecin traitant qui prescrit ce moyen de locomotion afin de faciliter le déplacement des patients s’il le juge nécessaire. Un VSL est une voiture agréée et facile à reconnaître grâce à sa couleur blanche décorée d’une croix bleue avec 6 bandes. Il porte le nom de son propriétaire, qui peut être une entreprise, une personne morale ou physique.

Qui peut bénéficier d’un chauffeur VSL ?

Le chauffeur VSL est chargé de transporter les patients qui viennent de sortir de l’hôpital ou qui doivent y entrer, car leur état de santé nécessite une hospitalisation. Généralement, le personnel de santé qui prescrit ce moyen de déplacement ne tient pas compte de la durée du séjour des malades à l’hôpital.

Dès qu’ils jugent que le véhicule sanitaire est le mieux adapté à la situation, il peut donner une prescription médicale pour que les patients concernés puissent bénéficier des services d’un chauffeur VSL. En effet, certaines personnes souffrant de maladies chroniques sont très fragiles. Un déplacement, surtout si c’est assez loin, ne fera qu’empirer les choses. Pourtant, c’est indispensable pour leur bien-être et un éventuel rétablissement. Voici les cas où l’on peut demander un véhicule sanitaire :

Les personnes souffrant d’ALD exonérante

Parmi les ALD prises en charge par l’Assurance maladie, on distingue notamment l’accident vasculaire cérébral invalidant, l’aplasie médullaire, l’artériopathie chronique avec manifestations ischémiques et la bilharziose compliquée. Un patient atteint de l’une d’elles a le droit de se déplacer en VSL. Les personnes atteintes d’AVC, par exemple, peuvent demander l’exonération initiale du ticket modérateur. Celle-ci est accordée pendant trois ans, à renouveler en cas de besoin pour une période de 10 ans.

Les patients nécessitant des soins post-opératoires

Après une opération, il est possible que le malade doive encore retourner à l’hôpital pour des soins comme le pansement ou autres. Dans certains cas, le médecin hospitalier peut aussi le convoquer afin de faire les bilans de l’intervention et suivre l’évolution de son état de santé. Afin de faciliter son déplacement, ce dernier prescrit alors un bon de transport VSL.

Ceux qui entrent ou sortent de l’hôpital

Les entrées ainsi que les sorties à l’hôpital font l’objet d’une prescription de transport par véhicule sanitaire si le médecin traitant juge que c’est indispensable pour le confort du patient. Quelle que soit la maladie, il est tout à fait possible de faire appel à un conducteur VSL si on remplit toutes les conditions nécessaires. La durée de l’hospitalisation n’est d’ailleurs pas prise en compte, qu’elle soit partielle ou complète.

Ceux qui suivent des traitements ambulatoires

Par ailleurs, les traitements ambulatoires comme la radiothérapie ou encore la chimiothérapie peuvent également bénéficier d’une prescription médicale en vue d’offrir un moyen de transport garantissant plus de sécurité tel que le VSL. Avec de tels soins en effet, l’état de santé des patients ne leur permet pas de prendre le métro ou le bus.

Les traitements et les examens en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle

Les patients ayant besoin de faire un examen ou encore des soins liés à une maladie professionnelle, avec un arrêt de travail qui dépasse les 6 mois, ont droit aux services d’un chauffeur VSL. Cela touche notamment les salariés qui sont devenus handicapés à la suite d’un grave accident au travail et qui suivent encore des traitements. En cas d’invalidité, pour un déplacement chez un médecin expert ou chez un fournisseur d’appareillage, il est indispensable de faire appel à un conducteur VSL. Mais pour se faire rembourser, il faut un accord préalable ou un bon de transport de la CPAM.

Un déplacement en série et de longue distance

Dans certains cas, un malade est obligé de se déplacer assez loin afin de suivre un traitement ou consulter un médecin spécialiste. Un véhicule sanitaire est alors mis à sa disposition s’il doit se rendre dans un endroit se trouvant à plus d’une cinquantaine de kilomètres de chez lui quatre fois en deux mois. Mais il doit bien s’agir du même traitement sinon la demande de remboursement des coûts des prestations du chauffeur VSL ne sera pas acceptée. C’est pareil pour les transports à longue distance avec un trajet aller de plus de 150 kilomètres.

L’accompagnement d’un enfant de moins de 16 ans

L’accompagnement et le suivi d’un enfant de moins de 16 ans donnent aussi le droit de demander un conducteur VSL. Cela concerne le transport dans un CAMSP (centre d’action médico-sociale précoce) ainsi que dans un CMPP (centre médico-psychopédagogique). C’est aussi le cas pour assister un tiers qui a besoin d’être accompagné afin de se rendre l’hôpital.

Souvent, une prescription médicale de transport ou un PMT est amplement suffisant pour se déplacer en VSL. Mais dans certains cas, pour rembourser les frais liés à l’utilisation de ce moyen de déplacement, l’Assurance maladie pose certaines conditions qu’il faut absolument remplir. Si vous ne respectez pas celles-ci, vous ne pourrez malheureusement pas bénéficier du remboursement des frais de transport VSL.

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